• Bébé,  Bibliographie,  Parentalité

    Ressources autour des bébés

    Voici une liste non exhaustive de ressources en lien avec les bébés :

    Grossesse et accouchement :

    Il y a aussi « Une naissance sans violence » de Frédéric Leboyer, que je n’ai pas lu.

    Bébé :

    Pleurs :

    Jeu :

    • Lawrence Cohen : « Qui veut jouer avec moi ? »

    • Aletha Solter : « Développer le lien parents-enfants par le jeu »

    • Patty Wipfler : « A l’écoute des enfants » à télécharger gratuitement ici

    Alimentation :

    La cohérence cardiaque : un rythme de respiration qui apaise petits et grands (conseillée en 55Hz)

    La motricité libre, en images et avec lien ici.

    Langue des signes : « Signe avec moi » de Nathanaëlle Bouhier-Charles et Monica Companys

    Fratrie :

    • Catherine Dumonteil Kremer : « La famille s’agrandit »

    • Faber et Mazlich « Frères et soeurs sans rivalité »

    Parentalité :

    • Naomi Aldort : « Eduquer ses enfants, s’éduquer soi-même »

    • Faber et Mazlich : « Parents épanouis, enfants épanouis »

    • Le magazine PEPS

    Hygiène naturelle infantile

    J’ai cité deux personnes, qui sont mes enseignants côté monde visible, avec Lulumineuse :

    • François Breton, auprès duquel j’ai appris l’Holosynergie (harmoistaion dse lieux)

    • Jacob Vladimir Balga, auprès duquel j’ai appris la DEI (Détoxination émotionnelle et informationnelle) et les constellations familiales intégrales et holistiques

    Et j’ai oublié cet ouvrage sur le massage des bébés :

    • Frédéric Leboyer : « Shantala, un art traditionnel, le massage des bébés »

    Si tu t'abonnes option 4 chez Lulumineuse (rien qu'un mois à 22€), tu pourras regarder le replay du direct que j'ai fait au sujet des bébés. www.lulumineuse.com

  • Bébé,  Parentalité,  témoignage

    Tout nu !

    Depuis quelques semaines, notre bambin d’un et demi adore être tout nu !

    Souvent, il n’a pas envie que nous l’habillions ou bien il retire tous ses habits.

    Chez nous, il fait 19 à 20 degrès.

     

    Quelles réponses apportons-nous ?

    La plupart du temps, pas de souci, « vis tout nu » !

    Quand nous sortons, je prends ses habits dans un sac, nous sortons et une fois dehors, il demande ses habits.

    Si je vois qu’il semble avoir froid alors je lui mets des habits en passant par le jeu s’il n’a pas très envie. Il aime les T-shirts avec des dessins d’animaux et les pulls à poches, ça aide !

    Pour que cela se passe tranquillement, j’ai dû appuyer sur « chut ! » à l’intérieur de moi quelques fois, et l’aide de mon compagnon pour me rappeler que les enfants ont bien plus chaud que moi !

    « Mais il va avoir froid ! »

    Et bien non en fait, il va bien.

    Nous avons à cœur de ne pas brimer les envies, les goûts, les besoins, les explorations, les découvertes de nos enfants. Tout en trouvant un équilibre pour qu’ils vivent dans un environnement sécurisant et responsabilisant.

    De la même manière, nous laissons notre fils ainé libre de ne pas porter de slip, pas de souci.

    D’ailleurs les filles, profitez vous de « cette pause » pour vous libérer de votre soutien gorge ?

    Aussi, pour la nuit, avez vous essayé de vous libérer de votre pyjama ?

    J’avais lu un article sur une étude qui a observé une corrélation entre le niveau de bonheur des gens et leur habitude de dormir tout nu !

  • Bébé,  Parentalité,  témoignage

    Récit d’une hygiène naturelle

    Quelques jours avant mon premier accouchement, un ami m’a parlé de l’hygiène naturelle, de la possibilité de se passer des couches en étant à l’écoute du besoin d’élimination de son bébé. Curieuse, je lis le livre « Sans couche, c’est la liberté ». Ça alors, bébé communique son envie de faire pipi et caca dès la naissance ! Impossible pour moi de faire comme si je n’avais rien découvert, je m’y mets ! Oups, j’ai déjà acheté plein de couches lavables et les habits que j’ai ne sont pas adaptés à l’HNI. De plus, bébé nait fin décembre, je ne vais pas le mettre tout nu les premiers mois ! J’en parle à mon compagnon, il est partant. Nous choisissons un bol en plastique pour faire l’affaire.
    Pour notre premier bébé, nous avons perçu son besoin de faire pipi jusqu’à ce qu’il se mette debout et de faire caca jusqu’à ses premiers pas.
    A l’arrivée de notre deuxième bébé, nous avons anticipé et avons demandé en cadeaux de naissance des jambières, des mini couches HNI avec deux élastiques, des langes, des t-shirt longs plutôt que des bodys, un mini-pot avec deux tours de pot (site ecopitchoun).
    Dès sa naissance, c’est parti, je suis totalement à l’écoute de mon bébé, pour une partie, c’est dans le pot pour l’autre dans les langes. Je me prends au jeu, j’écris pendant quelques jours ce que j’observe à quel moment fait-il pipi et caca par rapport aux tétées, à son sommeil et au portage. Et ça marche, des habitudes se dessinent ! Il est né en septembre, cela facilité les premiers mois, il n’a pas besoin de nombreuses épaisseurs. Plus vite les tissus sont retirés, plus j’ai de chance de lui proposer le pot au bon moment et moins je me lasse.
    La nuit, quand il se réveille pour téter, je lui retire sa couche, c’est plus simple avec un pyjama 2 pièces et j’installe le pot sous lui pendant la tétée. Il passe de nombreuses nuits sans salir sa couche. La journée, en plus des moments clés, j’observe ses petits signes. Je ne « gagne » pas à tous les coups, mais ça marche bien. Tout le monde s’y met dans la famille, papa, grand-frère et mamie apprennent à communiquer avec lui sur son élimination.
    Vers 11 mois, nous ajoutons le 3 signes de la langue des signes : pipi, caca et pot. Il apprend vite à signer « caca » et l’utilise pour les deux besoins. Nous lui mettons le pot à disposition. A 12 mois il marche et commence à aller sur le pot. Il ajoute un son, très clair, au signe.
    A présent, il a 18 mois, le pot est à disposition, il y fait ses besoins, disons 9 fois sur 10, dans la journée et sa couche de sieste ou de nuit n’est mouillée que si nous tardons trop à lui retirer son pyjama. Il va aussi sur les toilettes avec le réducteur.
    Ce n’est pas une performance, c’est juste de l’écoute.
    C’est du respect pour lui, il communique avec nous sur son besoin d’élimination, pourquoi le laisserions-nous dans des couches sales ?
    Notre bébé n’est pas particulièrement doué, il se développe juste naturellement.
    Nous ne sommes pas spécialement « connectés », nous sommes à l’écoute de notre bébé et nous lui permettons de s’exprimer et d’être compris. Nous ne coupons pas cette possibilité qu’il a.
    Avec notre premier, nous n’étions pas aussi équipés. Surtout, nous n’avions pas présenté le pot quand il s’est mis à refuser que nous le tenions pour faire caca vers 11 mois. Nous l’avons laissé faire ses besoins dans sa couche même si nous voyions qu’il le faisait. Nous avons rompu cette communication.
    Également, il était gardé quelques heures par semaine et il est rare de trouver une personne prête à jouer le jeu de l’HNI.
    Pour notre deuxième, nous travaillons chacun notre tour avec son papa et, s’il est gardé, c’est par ses grands-parents qui savent communiquer avec lui.
    Choisir de travailler autrement pour être avec ses enfants, c’est un choix, dont je parlerai dans d’autres posts.
    Maintenant que tu as lu ceci, seras-tu de ceux qui s’intéressent aux besoins de bébé et vont se renseigner et tenter l’aventure ?!

  • Bébé,  témoignage

    Récit de mes accouchements

    J’ai accouché de mon deuxième enfant à la maison, le 4 septembre 2018. J’ai accouché dans ma chambre, avec mon compagnon, mon amie Cécile et dans le dernier moment avec la sage-femme. J’ai accouché dans ma bulle, avec mes habits, avec la fenêtre et les volets fermés, il faisait chaud, j’ai vu les trois personnes que j’avais choisies, rien qu’elles trois. J’étais à presque une heure des urgences de Valence et à plus d’une heure de la maternité de Montélimar où j’ai été inscrite en cas de « problème ».

    Un « problème », je savais que cela pouvait arriver, pour mon premier accouchement, il y en a eu un. Mes analyses de sang des derniers mois de grossesse montraient une baisse significative des plaquettes sanguines. Les sage-femmes m’avaient prévenue : j’aurai une prise de sang au début du travail le jour J pour mesurer mes plaquettes. J’ai perdu les eaux à minuit, les contractions ont commencé. A 10h du matin, col peu dilaté, prise de sang. A 13h, la sage-femme est claire, je dois aller immédiatement à la maternité en passant par le service d’urgences car mes plaquettes sont à 35 000. Elle ne viendra pas avec moi, le travail n’est pas assez avancé. Pire regard noir de ma vie. Finie ma chambre, mes affaires, bonjour le monitoring et les antibios. Contrôle du taux de plaquettes, à 17h j’en ai 130 000 ! Impossible un tel écart, d’où vient le problème ? Inutile de réfléchir, c’est à la maternité que je suis, c’est là que j’accouche, salle froide, bleue avec du matériel médical. Nous avons apporté notre poste CD, nous écoutons Baghvati. Camille, la sage-femme le sait, nous voulons un accouchement physiologique. Elle comprend, elle ne sait pas quoi faire, elle nous laisse tranquilles. 18h, col peu dilaté, j’appelle Vladimir mon thérapeute, il explique à mon compagnon où et comment masser les points réflexes qui stimulent le travail au niveau de la cheville. Ça y est, ça démarre. J’ai mal, très mal, si mal en bas du dos, j’appelle au secours, cela fait 24h que la poche des eaux est ouverte. La douleur dans le dos est insupportable, 2ème nuit blanche, notre sage-femme n’est pas là, il fait froid. J’abdique, ça sera avec péridurale. Je passe l’épisode avec l’anesthésiste dénoncé par la suite auprès de l’hôpital. La péridurale fonctionne, je n’ai plus cette douleur insoutenable dans le dos à chaque contraction, j’ai une sciatique en continu, elle aussi hyper douloureuse. Le jour va bientôt se lever, 19 décembre 2014. Ça y est je suis à dilatation complète. Ouf je sens quand même un peu le bébé, il est descendu. Je m’appuie sur le papa, bébé arrive, il est là, c’est un garçon, Anaël, « Dieu a répondu ». Merveilleux, il va bien.

    Le temps passe, je savoure sa présence, j’oublie, presque, l’accouchement. Reste une déception.

    Un peu plus de 2 ans après, je suis enceinte. Cette fois-ci, j’accoucherai à la maison avec notre sage-femme. Cette-fois-ci je vais mieux me préparer. Cette fois-ci… Cette fois-ci… Il y aura bien un accouchement mais pas de bébé, à peine 4 mois de grossesse, une agression verbale au travail, des contractions, des douleurs énormes, une infection de l’utérus, un accouchement à la maternité… le bébé allait bien. 17 juin 2017. A ce moment-là, m’est venue et m’est restée, une force incroyable, une certitude implacable, la prochaine fois j’accoucherai à la maison d’un bébé en pleine forme. A ce stade de la grossesse, nous voulions l’appeler Joachim, « Dieu met debout », c’est moi qui me suis levée.

    Nouvelle grossesse, 5 mois plus tard, la certitude est toujours là, j’accoucherai à la maison, le bébé va bien. Une sage-femme est d’accord pour nous accompagner, elle habite à plus d’une heure, nous nous rencontrons 4 ou 5 fois, aucun examen intrusif, elle est en confiance, moi aussi. Je prends soin de ma santé, merci Laura pour la découverte d’Anthony William. Yoga chaque jour. Méditation guidée de François Breton chaque jour. Dans le 4ème mois de grossesse, je vois bébé en rêve, il me montre ses testicules, c’est clair. Pourtant une ostéo, à qui je n’ai rien demandé et qui s’affiche « medium », me dit que c’est une fille, j’y crois, suspens. Nous choisissons de nous faire accompagner par Cécile et nous lui demandons de venir pour l’accouchement. Les médecins sont inquiets que la grossesse n’aille pas au bout car ma thyroïde est faible, la tsh est élevée en tous cas. J’aurais pu me contenter de la confiance de la sage-femme. Bébé arrive, pile à terme. A 19h, je remarque que les contractions sont régulières et espacées de 10 minutes. Nous couchons notre fils et nous savons que nous ne dormirons pas cette nuit. 2h du matin toujours 10 minutes d’écart entre les contractions, c’est pratique, nous avons le temps de nous assoupir. Quand même, ça commence à faire long, la peur que cela soit aussi lent que pour le premier s’installe, je ne veux pas aller à la maternité. Nous appelons Cécile, elle joue du tambour, le mental se calme, je passe de l’autre côté. Là, où le mental est occupé à divaguer, il s’imagine préparer des frites ou se demande si mon oncle a un briquet, là où les cris des animaux de la jungle peuvent surgir, où la lionne se réveille et s’impose. Tout s’accélère. Mon chéri appuie sur le bas de mon dos, ouf c’est tolérable. Je cherche des positions. Je leur dis que c’est sans doute à ce moment là que je leur demande de m’achever puis à ce moment là que je jure « plus jamais ça ». Je demande que l’on appelle la sage-femme. Elle ne répond pas, je ne le sais pas. Je crie, je mugis, je me lâche. Je sens que le plus gros de la tempête est passé. A présent, mon corps pousse. La sage-femme arrive, j’ai les yeux fermés. Elle me demande où j’en suis, je ne réponds pas, je ne suis plus de ce côté-là. Elle regarde, c’est bon, c’est bien ça, bébé arrive. Elle me dit de me mettre debout plutôt que sur les genoux. Je suis debout, je m’appuie sur papa, il pleure. Je me trouve trop petite, le temps de me plier, j’arrive vite au sol et bébé ne sort pas. Puis la poche des eaux s’ouvre enfin, je sens que ça permet tout, contraction d’après la tête, celle d’après bébé. 10h. La sage-femme le passe au papa, je le vois, il est beau, tout va bien, il est grand, il est mince, il a des testicules. Elisée, « Dieu vient en aide ». Merci. Merci à vous trois qui m’avez accompagnée.

    Calme, silence, douceur, quiétude. Tranquilles chez nous. Mes habits, mes draps, ma douche, mon lit. Mon bébé, vivant. Beau, magnifique.

    12h, le grand frère vient découvrir son petit frère. Nous faisons la sieste tous les quatre, dans notre grand lit.

  • Bébé,  Parentalité,  témoignage

    Récit d’un coucher

    Il est l’heure d’aller au lit. Je montre le signe du dodo (en langage des signes) à mon fils, âgé d’un an et deux mois. Il me sourit, il fait également le signe. Je lui demande de venir vers moi. Il se dirige vers ses jeux. « Tu as encore envie de jouer. Tu continueras de jouer demain, maintenant c’est le moment d’aller au lit, viens !». Il vient et veut vite repartir. Je suis assise au sol, je lui montre la chambre, et, tout en douceur, ne le laisse pas retourner jouer. Il n’est pas content, j’accueille complètement et lui montre calmement la chambre, j’ai le temps. Il exprime encore un peu son mécontentement puis va dans la chambre. Je le suis, je ferme la porte, à nouveau il n’est pas content. Je le déshabille, il se laisse faire. Il est joyeux, je le câline, nous jouons, nous rigolons ensemble. Je lui mets sa couche, il veut bien car il a un petit jouet dans ses mains. Je lui montre le pyjama, il ne veut pas que je lui mette. Je joue avec le pyjama, je fais semblant de le mettre, il rit, je continue. J’ai le temps. Il accepte le pyjama. Un gros câlin, « c’est le moment de dormir mon bébé, je te pose dans ton lit ». Il veut sortir, je m’interpose en douceur, « tu restes dans ton lit maintenant ». Il s’allonge, il gigote, il grogne, il ne veut pas lâcher ma main. Je la retire, je la pose sur son dos, je commence à respirer avec le rythme de la cohérence cardiaque. D’autres soirs, il s’endort tranquillement dans ces mêmes conditions. Pourtant, à nouveau, il gigote, il n’est pas tranquille, il ne veut pas lâcher ma main. Je m’éloigne un peu, il se relève. « Tu peux t’endormir tranquille, je vais revenir passer la nuit à côté de toi, comme chaque nuit. » (cododo) « Tu n’as pas envie que je parte, je comprends, je suis partie plusieurs heures aujourd’hui. » Je sens qu’il a besoin de se décharger de ses émotions de la journée. Je pourrais rester à côté de lui et attendre, peut-être une heure que son sommeil l’emporte sur son besoin de s’exprimer. Et probablement, je serais déçue de n’avoir rien fait d’autre de ma soirée et, probablement, il se réveillerait dans la nuit, avec toujours, son besoin de décharger. Je pourrais le laisser pleurer seul dans son lit, non, bien sûr je ne pourrais pas, je ne laisserai pas mon enfant seul avec ses pleurs, dans l’insécurité. Son papa arrive, parfait ! Je souhaite une bonne nuit à mon bébé puis vais rejoindre mon grand garçon pour l’accompagner dans le sommeil, après un gros câlin, peut-être le partage de notre moment préféré de la journée et une histoire inventée par nous deux, ensemble nous allons écouter une méditation de François Breton. Je m’éloigne, bébé pleure. Son papa est là, il accueille complètement « tu voudrais rester avec maman, tu peux pleurer, je suis là, je t’écoute. » Je l’entends pleurer, je sais qu’il est en sécurité affective avec son papa, il peut exprimer son chagrin de m’avoir vue partir deux fois aujourd’hui, il va dormir paisiblement ensuite. Merci papa.

  • Bébé,  Parentalité

    Chaleur, contact, portage

    Le bébé qui vient de naitre a besoin d’être en contact avec ses parents.

    Il vient de passer 9 mois dans le ventre de maman, il a besoin d’un temps de transition.

    Ecoutez-vous et portez-le en écharpe ou dans un T-shirt peau à peau autant que vous le souhaitez au cours de la journée.

    Ecoutez-vous et gardez-le sur votre ventre ou contre vous la nuit*.

    Les « récipients » à bébé ne servent que ceux qui les vendent. Nul besoin de berceau, landau, poussette, transat et cosy (en dehors de la voiture bien sûr), sauf en cas de douleurs de dos ou autres douleurs et pathologies des parents.

    De même, si vous aviez préparé une chambre pour bébé et que vous écoutez vraiment ses besoins, cette pièce peut vous servir à autre chose pendant plusieurs mois, c’est auprès de ses parents qu’il a besoin de dormir. Et par la suite, peut-être pourra-t-il rejoindre la chambre de son ainé.

    Au fil des semaines, en journée, bébé pourra être posé de plus en plus sur un tapis d’éveil (article sur la motricité libre à venir, vous pouvez déja taper motricité libre et Emmi Pikler dans un moteur de recherche).

    Il y a de fortes chances que vous trouviez des personnes de votre entourage pour vous parler des mauvaises habitudes que vous donnez à votre enfant, voyez une belle occasion de travailler sur le lâcher-prise et pour abandonner vos allégeances. De plus, préservez votre intimité familiale, c’est vous qui choisissez où et comment dort votre bébé.

    Le seul point de vigilance que j’émets quant au portage concerne l’écoute des pleurs. Le portage ne doit pas être une solution pour stopper les pleurs de bébé. Si vous répondez à ses pleurs par le portage et la ballade et que bébé se réveille dès que vous vous arrêtez ou s’il ne s’endort plus que dans ces conditions, c’est qu’il a probablement besoin que vous écoutiez ses pleurs (voir l’article sur les pleurs).

    Si vous sentez qu’il a besoin de pleurer mais avez des obligations immédiates, que vous choisissez de le porter, pas de souci, gardez juste en tête que son besoin de pleurer est reporté.

    *Évidemment, sans avoir consommé aucune drogue, médicament et alcool compris.

  • Bébé,  Bibliographie,  Parentalité

    Pourquoi et comment j’accueille les pleurs de bébé

    Pourquoi ?

    • C’est sa manière de s’exprimer, de faire sortir ses émotions.
    • Après avoir pleuré, mon bébé est apaisé.
    • Il évacue ainsi ce qui le stresse au quotidien et l’a stressé dans le passé, je ne sais pas quoi mais j’accueille. En même temps, je veille à ce qu’il vive dans un environnement le moins stressant possible.
    • Plus d’infos sur ce mécanisme d’évacuation dans le livre « Pleurs et colères des enfants et des bébés » d’Aletha Solter.

    Quand ?

    • Quand ses besoins de base (tétées, rot, pipi/caca, chaleur et contact) sont assouvis et qu’il s’agite, met ses doigts à la bouche.

    Comment ?

    • Je le prends dans mes bras ou le mets sur mes genoux,
    • je le regarde,
    • je touche ses mains et/ou son visage,
    • je lui dis qu’il peut pleurer, que je l’écoute,
    • je dis quelques mots qui rassurent : je suis là pour toi, tu es en sécurité, je t’aime puis je me tais la plupart du temps d’écoute,
    • j’écoute ses pleurs jusqu’à ce qu’il s’endorme ou soit apaisé.

    Remarques et conseils

    • Si les pleurs sont entendus au fur et à mesure, cela ne dure pas longtemps, s’ils ne le sont pas cela peut durer 2h.
    • Si les pleurs sont entendus en journée, vous éviterez une grosse décharge le soir ou la nuit.
    • Il est d’autant plus facile d’écouter sereinement les pleurs de son enfant si nous avons la compréhension de ce mécanisme physiologique et nécessaire d’évacuation et si nous sommes nous-mêmes « à jour » de notre besoin d’évacuation (des pleurs non évacués ou non écoutés de notre enfance notamment). S’il vous est difficile d’écouter les pleurs de votre enfant, voyez une belle occasion de commencer un thérapie ou au minimum de trouver une oreille expérimentée en écoute empathique.
    • Attention ! L’allaitement à la demande (que je pratique) et une mauvaise compréhension de ce besoin d’évacuation mènent à un sur-allaitement dans les moments où bébé a besoin de pleurer et non de téter (voir l’article sur l’allaitement à la demande).
    • Attention ! Le portage en écharpe (que je pratique) et une mauvaise compréhension de ce besoin d’évacuation mènent à porter le bébé pour qu’il s’endorme quand il a besoin de pleurer (voir l’article sur le portage).
    • La tétine et le doudou sont des interrupteurs qui permettent d’empêcher l’évacuation des pleurs et nuisent au développement de la vie émotionnelle du bébé.
    • Bébé cesse de sucer son pouce, de mordiller ses doigts dès qu’il est écouté.